La mode étant au local, nous y avons succombé en démarrant la réalisation d'une petite flore locale que vous pourrez trouver dans nos dossiers.
Même si elle n'a strictement aucune prétention scientifique, il nous a quand même paru important de faire preuve de rigueur dans la présentation des plantes que nous avons répertoriées et d'être exhaustifs, au fur et à mesure de nos découvertes sur le secteur que nous nous sommes fixés (la colline du Castellas et la garrigue de Saint-Victor), dans le répertoriage de celles-ci.
Pour la présentation des plantes, nous nous sommes donc efforcés de respecter classification et nomenclature scientifiques.
On estime qu'il y a 5600 ans on disposait déjà d'un système de classification orale des plantes basées sur leur utilisation : aliment, médicament, poison ou matériau. La botanique a ensuite connu un essor important pendant l'antiquité. Le Grec Théophraste a ainsi décrit 500 plantes (la plupart des plantes cultivées), toutes celles connues à l'époque, et les a classées en arbres, arbustes, sous-arbustes et herbes, classification qu'il abandonnera au profit des distinctions morphologiques scientifiquement plus rigoureuses. Il a aussi établi la distinction entre plantes à fleurs ou sans, arbres à feuilles caduques ou persistantes, plantes terrestres ou aquatiques. Le moyen-âge verra la botanique décliner, ce qui est aussi vrai pour les autres sciences. C'est à la Renaissance qu'elle retrouvera son importance avec, entre autres, l'italien Luca Ghini (1490-1556) qui invente une méthode révolutionnaire pour conserver les plantes : l'herbier. Mais c'est Linné (1707-1778), à l'origine des classifications et des nomenclatures qui servent encore aujourd'hui de références, qui est le père de la botanique moderne.
Voici la classification hiérarchique du ciste cotonneux comme on peut la trouver sur le site de l'INPN, inventaire national du patrimoine naturel, du Museum National d'Histoire Naturelle).
Chaque ligne représente un taxon. Le taxon supérieur, pour le ciste, est le domaine Biota, celui des êtres vivants. Domaine dans lequel on retrouve au taxon suivant 7 règnes dont celui des Plantae (les plantes) avec les règnes des archées (Archaea), des bactéries(Bacteria), des protozoaires(Protozoa), des chromistes(Chromista), des champigons(Fungi) et des animaux(Animalia) dont nous dépendons. Nous avons pour les besoins de notre flore simplifié à l'extrême cette classification en nous en tenant à la famille de la plante et à son espèce.
Pour plus d'informations sur les classifications, vous pouvez lire un excellent article sur le site Animateur-nature.com.
Alors que Théophraste ne connaissait que quelques centaines de plantes, on estime aujourd'hui qu'il existe un total de 400 000 à 530 000 espèces de plantes sur Terre, dont 50 000 à 100 000 resteraient encore à découvrir (Source Tela Botanica). Et une chose ne pouvant être nommée n'ayant pas d'existence. les botanistes ont cherché à nommer les plantes avec le plus de précision possible.
Jusqu'à lui, on s'est servi des noms vernaculaires mais aussi de noms latins qui seront les premiers noms scientifiques, mais c'est encore Linné, dans son ouvrage Species Plantarum de 1753, qui est à l'origine de la nomenclature des plantes encore utilisée de nos jours.
Il définit alors ce que l'on appelle maintenant la nomenclature binominale : le nom scientifique des plantes (preque toujours en latin,il y a des exceptions) est composé de deux termes : le Genre qui prend toujours une majuscule et l'espèce qui prend une minuscule, le tout par convention écrit en italiques. Ces deux termes sont suivis du nom complet ou plus ou moins abrégé du premier auteur-descripteur de la plante suivi d'un point. Ce qui donne pour la vipérine commune :
Echium vulgare L., Echium étant le genre et vulgare l'espèce, L. pour Linné qui est le premier à avoir cité et décrit la plante dans un article scientifique.


Les noms d'espèces souvent basées sur une caractéristique de la plante, par exemple le nombre de feuilles, la couleur et la forme de la fleur, l'odeur mais aussi l'origine. Le stellatum du Trifolium désigne la forme étoilée de la fleur. L'indication entre parenthèses indique que c'est le nom normalisé de la plante en français.

Cette nomenclature a permis, entre autres, d'éviter les confusions introduites par les noms vernaculaires. Si l'on prend l'exemple du chêne pubescent, il prend le nom de chêne blanc dans notre région et de chêne noir dans le Quercy !
Le nom scientifique en latin, tout rébarbatif qu'il soit, permet, sur les moteurs de recherche comme Google, des requêtes beaucoup plus précises. Une requête sur Convolvulus cantabrica renvoie 36 500 résultats, une sur liseron de Biscaye 7 000 et une sur liseron de Cantabriques 4 400, qui sont les deux noms vernaculaires de la plante.
Des confusions portent aussi sur des plantes différentes qui portent la même dénomination : le laurier recouvre des plantes qui ont des caractéristiques bien différentes. Si le laurier sauce (Laurus nobilis) agrémente les civets, le laurier tin (Viburnum tinus), le laurier cerise (Prunus laurocerasus) et plus particulièrement le laurier rose (Nerium oleander) sont des plantes toxiques ce qui interroge d'ailleurs sur leur usage comme plantes d'agrément.
En ce qui concerne notre flore, nous avons utilisé le nom scientifique et la famille tels qu'on les trouve sur le site de l'INPN. Nous avons tâché au mieux d'identifier les plantes mais des erreurs peuvent s'être glissées et dans ce cas, merci de nous les signaler.